Note du 30 janvier 1999 – 2531 jours

Pour quiconque le touche, ressent la vie grouillante de la mort, ce passé qui renaît et nous charme en son sein de ses souvenirs heureux qui bringuebalent à la manière d’une romance. Plus je m’éloigne de ma jeunesse plus on me sépare de ma vie. Au point aujourd’hui de pouvoir la contempler comme de l’autre rive. Ce monde des possibles dont je n’ai cueilli que l’obligé. Je n’ai toujours pas de moulage de ses mains.

Un jour à Palerme.

On se fatigue de bonheur, des mots qui résonnent

Infaillible, il a coulé dans mes sens, les veines de mes sentiments,

Une liqueur de temps, de terre, de chair,

Qui a figé, en un, ce que la création séparait,

Une âme, un corps tout entier sacrifiés,

Au vol léger des quatre années passées.

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