Note du 24 décembre 2002 – 3955 jours

Peinture donc… peinture d’ameublement, du vide de ma vie… de la répétition du vide qui l’augmente même et qui ne nécessite plus alors de justification. L’acte géniteur abstrait, non motivé, voilé petit à petit, couche après couche pour finalement trouver un sens en soi. Une forme d’auto-justification de l’œuvre par sa propre répétition absurde. Il s’agit de tout ça. Au commencement il n’y a rien et c’est en creux. J’y pose l’encombrant. Je tente de le réduire et de l’oublier par le geste, l’acte manqué par excellence. La forme même de l’échec mais il est trop tard et il faut que ce soit une série pour déplacer l’attention. L’ancrer au réel, à la fatigue. Après ce n’est plus moi.

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