Note du 16 mars 2004 – 4403 jours

De l’étrange vie romaine

La langue italienne

Passe sous l’écorce de la peau blanche

Parlent en moi des mots que jadis j’ai connus

Et ce soleil si juste

En ce lieu exactement

Le Dieu chrétien Jésus

L’homme devenu éternel

J’ai conjugué ses origines

En a-t-il ?

C’est peut-être cela précisément

Pas de commencement ?

La peur de toujours

Cette origine romaine

Je peux !

En moi l’univers

Jusqu’à ma propre mort

Je peux !

Deux souffles

La vie grouillante que j’organise

C’est au dehors

Et cette seconde arrêtée qui devient

Eternité

Parles

Occupe l’espace

Fais taire le temps

J’y réussis

Et j’ai aimé dans ce soleil-là les échos archaïques du bout du temps

J’ai vu la lumière qui a commencé

Fade d’abord

Et qui éblouit de face

Ne brûle que mes yeux

J’ai inscrit ce sourire

Je ne meurs pas

Je te dis vous par désir

Vous, tes mains calmes m’affolent

A Dieu ne plaise, il t’a crée

Mais c’est en moi que je dis vous

Tu as tous ces visages émouvants

Plus encore tu me représentes

Je te dis vous

J’aime être exilé en toi

Ta chair amniotique me couve

J’écris des mots uniques

C’est un fait !

Cela vaut mieux qu’une barbe blanche ?

Je n’ai pas choisi mon fils non plus

Il vient et c’est lui

On tente de l’éduquer

Mais pas moi

Il marche seul

Un pas devant

Son ombre sur moi

Il pare les regards

Suggère-moi une vie

Qu’importe, elles sont toutes égales

Qu’on en finisse

Ce n’est pas le sujet

Ce n’est que du temps

Au passé au présent (à peine)

Surtout à perte

J’aime cette folie

Epuisé jusque remonter

Dans des bras ouverts la lenteur Douce qui me verra finir.

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